La résistance aux antibiotiques, une menace plus élevée que le terrorisme!

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De plus en plus de maladies deviennent résistantes aux antibiotiques, de quoi déclencher un « scénario apocalyptique » bien plus grave qu’une attaque terroriste. C’est en tout cas l’avis d’un éminent docteur britannique, Sally Davies, pour qui le risque est plus que réel.

 Pour elle, d’ici vingt ans, les gens mourront d’infections courantes simplement car les antibiotiques ne fonctionneront plus et les pouvoirs publics devraient prendre ce danger en compte dès aujourd’hui. Parmi les risques principaux, elle cite notamment une épidémie de grippe mortelle qui pourrait se révéler plus catastrophique qu’une attaque terroriste.

Le nombre de superbactéries augmente dans les milieux hospitaliers et ils résistent de mieux en mieux aux médicaments. Ils pourraient donc provoquer des infections monstres dans la population. De même, certaines maladies prennent le pas sur les avancées scientifiques, comme la tuberculose qui gagne du terrain.

La pénicilline n’est déjà plus efficace contre les infections à staphylocoques, l’ampicilline n’a plus aucun effet sur les infections des voies urinaires et la ciprofloxacine est désormais inutile dans le traitement de la gonorrhée. 

De nouveaux antibiotiques? 
Entre les années 1940 et 1990, la réponse des scientifiques a été de développer de nouveaux antibiotiques, mais ce développement a ralenti. Les nouveaux antibiotiques sont moins rentables que les traitements pour les maladies chroniques et une grande partie de l’industrie pharmaceutique se concentre désormais sur d’autres domaines de la médecine. 

« Les antibiotiques perdent de leur efficacité à un taux qui est à la fois alarmant et irréversible. J’exhorte les patients et les prescripteurs à réfléchir sur les médicaments qu’ils consomment. Les bactéries s’adaptent et trouvent des moyens de survivre aux effets des antibiotiques, en fin de compte ils finissent par ne plus fonctionner. Et plus vous utilisez un antibiotique, plus les bactéries deviennent résistantes. La médecine moderne a au final aggravé le problème en rendant les patients plus sensibles aux infections », ajoute Sally Davies. 

Pour le professeur David Heymann, « la résistance aux antimicrobiens est un problème mondial qui nécessite une solution internationale. Les bactéries vont toujours évoluer pour résister, ça fait partie du cycle naturel de l’évolution, mais en réduisant les pressions qui provoquent cette résistance, nous pouvons contribuer à préserver les antibiotiques dont nous disposons et personne ne peut sous-estimer l’importance de ce changement d’attitude. La résolution de ce problème nécessite des efforts de la part des individus, des organisations et des nations. Mais en travaillant ensemble, nous pouvons aider à lutter contre ce problème ».

 Source:7sur7

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